Être heureux d’œuvrer à rendre heureux. C’est la première et essentielle préoccupation dont nous devrions être animés chaque jour. Nous les Commerciaux … Et toute autre personne d’ailleurs.


Jean d’Ormesson nous a quittés le 5 décembre et Johnny Halliday est parti le 6 décembre 2017. Cette semaine nous avons perdu deux exceptionnelles personnalités. Ils nous ont nourris, inspirés ou du moins ne nous ont jamais laissés indifférents. Pour ma part j’ai aimé, j’aime et j’aimerai toujours certains de leurs chefs d’œuvre. Et vous certainement également.


Il eut été indélicat de ma part, de ne pas les saluer et de les remercier. C’est pourquoi je vous propose de partager, avec vous, mes réflexions sur le secret de la réussite de ces deux géants que sont Jean d’Ormesson et Johnny Hallyday.


Si je devais résumer leur œuvre, leur raison de vivre, leur secret de fabrique. Ils étaient heureux de rendre heureux. Ils avaient plaisir et besoin de rendre heureux. En incarnant un style, une fidélité, une mission, un devoir. On ne peut pas devenir ce qu’ils sont devenus sans le travail et sans le plaisir et le désir immodéré de rendre heureux. Jean d’Ormesson par l’écriture. Johnny Hallyday par la chanson. Cela me fait penser à ces deux adages : Celui qui ne sait pas dire avec plaisir et sincérité “Bonjour, merci et au revoir doit être interdit de commercer. » Aimer le commerce, c’est aimer la vie.


Rendre heureux et aider à être moins malheureux. C’est aussi comprendre ce qui fait mal chez les autres et tenter de leur apporter un baume, de les aider à se relever, de leur transmettre une force. Rendre heureux c’est avant tout faire grandir. Il suffit d’écouter Jean d’Ormesson et de Johnny Hallyday pour ressentir chez eux le plaisir et le besoin de vivre en partageant. Si ce n’est pas pour partager alors cela n’a pas d’intérêt ni de valeur. Voilà le secret de leur rayonnement. Voilà le secret de la richesse de l’œuvre qu’ils nous ont transmis.


Ils ont su tout au long de leur vie se rendre désirables. Chaque fois qu’on écoutait Jean d’Ormesson, on apprenait, on souriait, on reste parfois médusé par la finesse du propos, l’agilité intellectuelle et la précision aiguisée de ses convictions, de ses principes. Il fut un temps Directeur de la rédaction du Figaro. Un journaliste l’interview et lui demande s’il rencontre parfois Robert Hersant, propriétaire du journal et terrible personnalité de l’époque. Le journaliste ose lui demander : « Comment cela se passe avec Robert Hersant … Il vous engueule parfois ? » Jean d’Ormesson, toise un instant le journaliste et lui répond : « Sachez Monsieur, que je ne suis pas un homme qu’on engueule. Car cela je ne le permettrais pas et je ne le permettrai jamais. » Il aimait la vie avec finesse, sans négliger les valeurs que sont la gentillesse, l’humour et parfois l’autodérision. « Quand j’étais jeune, j’étais un jeune con … Avec le temps, j’ai progressé … Je suis devenu un vieux con. » Pardon pour ces anecdotes contenant deux mots grossiers. Mais elles révèlent que bien qu’il fut Académicien et homme de culture, il pouvait confronter la réalité avec un franc-parler qui faisait de lui un homme de très grande valeur tout en étant un très grand écrivain. Il savait qu’il parlait à un large public via la télévision, il s’exprimait en conséquence. Par sa proximité, il se rendait désirable. Son érudition ne devait pas être un obstacle. Un Commercial sait adapter son expertise pour aider à comprendre et progresser.


Johnny Hallyday lui savait dire en chansons ce que nous ressentons, nos peines comme nos bonheurs. Il savait interpréter les chansons avec l’énergie qu’on aimerait exprimer chaque fois qu’on le voudrait et si on le pouvait. Certains critiques regrettaient qu’il fût un chanteur simplement de rock et qu’il ne fût pas un chanteur engagé. Il répondit : « Mon métier est de chanter. Je ne suis pas un donneur de leçons. Quand je monte sur scène, c’est pour offrir aux personnes qui sont venues, une très bonne soirée. » Mais il donna à plusieurs reprises ses cachets de concert à des œuvres caritatives. Il sut assumer en presque six décennies beaucoup de styles selon ce qu’il comprenait de son public. Observez son style vestimentaire sur scène … Il est toujours en cohérence avec les thèmes cinématographiques de la décennie.Cela me fait penser à cet adage commercial : celui qui se recentre sur ses Clients est toujours gagnant. Ce qui ne l’empêche pas de commettre des couacs mineurs, par excès de fatigue : « Bonsoir Clermont-Ferrand ! » alors qu’il chantait à Saint-Étienne …


Jean d’Ormesson et Johnny Halliday nous aimaient. Et ils ont investi et partagé leurs vies en conséquence avec nous et pour nous. C’est ce qui les a rendus désirables, hier, aujourd’hui et encore demain. Être heureux de rendre heureux, avoir plaisir et besoin de le faire … C’est sans doute la seule chose qui vaille. Comme les Commerciaux que nous sommes. On ne peut devenir excellents que si on a plaisir et besoin de rendre heureux ses Clients. On ne peut devenir désirable qu’à cette bienfaisante condition. Merci pour vos leçons de vie, Messieurs ! Et de ce pas, je vais vous écouter sur YouTube … Pour avoir des idées à partager plus tard avec vous, Chers Lecteurs que j’….